Impact du tourisme sur les manchots

Pingouin ou manchot ?

Pingouin : Il en existait deux espèces, le petit pingouin (alca torda) et le grand (Pinguinus impennis). Le grand a été exterminé par la chasse au 19ème siècle. La population de petits pingouins est en baisse et il est aujourd’hui considéré comme quasi menacé.

Manchot : Le manchot est incapable de voler et vit exclusivement dans l’hémisphère Sud. Il en existe dix-sept espèces.

En anglais, manchot se dit « penguin » et pingouin se dit « auk », d’où sans doute la confusion.penguins-emperor-antarctic-life-48814.jpeg

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Il existe de nombreuses études sur l’impact de la présence humaine sur les colonies de manchots, notamment parce qu’ils sont relativement faciles à étudier. La majorité des études portent sur les conséquences comportementales mais certaines se penchent également sur l’impact physiologique de cette présence.

Les manchots sont pour la plupart des animaux qui semble pouvoir s’habituer à croiser des touristes, pour autant que les réglementations mises en place pour les observer soient respectées.

Bien qu’ils ne soient pas (encore ?) concerné par le tourisme de masse, sans doute parce qu’ils vivent dans des lieux qui ne sont pas aisément accessibles et qui, au départ de l’Europe, demandent de longs trajets avec pour conséquence un budget adapté, diverses études (cf « Sources ») soulignent que le tourisme qui repose sur les animaux et les régions « sauvages » (peut-on l’appeler écotourisme?), est en croissance constante à un niveau mondial et serait même un des secteurs qui se développe le plus10. Cela est dû par exemple au fait que des zones de plus en plus reculées deviennent accessibles.

Instaurer et/ou affiner des réglementations pour réguler et encadrer les visites est donc essentiel pour la protection des espèces sur le long terme, et pour cela il est important de comprendre comment les animaux sont affectés, tant sur le plan comportemental que physiologique, par les visites touristiques.

Les menaces qui pèsent sur les manchots

Sur le site de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature), on peut lire sur la fiche de chaque espèce les menaces qui planent sur elle. Pour les manchots de Magellan par exemple, on apprend que les menaces principales sont la pêche, qui diminue la quantité de proie potentielle, le changement climatique, à cause duquel les précipitations augmentent avec pour conséquence des oisillons qui décède d’hypothermie ou des nids balayés par des inondations et la pollution par hydrocarbure.

Le tourisme est cité de cette manière : « Tourism may also disturb individuals at breeding colonies when not well managed (Boersma 2008) », soit « le tourisme peut également perturber les individus des colonies (de reproduction) lorsqu’il est mal géré ».

Concrètement, le tourisme atteint les manchots de diverses manières, différente selon les espèces. Quelques exemples :

  • Piétinement accidentel des terriers (cela a lieu par exemple entre le parking et la plage. 18% de terriers en plus se sont effondrés chez les manchots de Magellan d’une colonie visitée comparé à ceux d’une colonie non-visitée) ;
  • Perte d’énergie due à l’adoption d’un comportement défensif ou en réponse au stress (élévation du rythme cardiaque) ;
  • Retour à la colonie affecté, retard dans l’alimentation des petits (en Nouvelle-Zélande pour chez certaines colonies de manchots antipode, le pic du nombre de visite coïncide avec le retour des manchots à leur nids, ce qui entraine une masse moins importante des oisillons comparé à celle de colonie non-visitée) ;
  • Non-respect de la distance recommandée d’observation (infraction la plus commune) ;
  • Dégradation de la végétation
  • Création de sentiers ;
  • Impact sur le succès de reproduction ;
  • Aller-retour aux colonies dérangés

Les solutions

Comme lu sur le site d’IUCN sur la fiche des manchots de Magellan, une des solutions est de réduire l’impact du tourisme sur ces colonies, en contrôlant par exemple les visites « libres » et en instaurant des heures de visites adaptées au meilleur intérêt des manchots.

Il y a d’ores et déjà eu des améliorations au niveau de la pollution pétrolière, comme l’éloignement des pétroliers et la création de zones protégées, grâce à de nombreuses institutions œuvrant pour la conservation de la biodiversité.

Les études révèlent que toutes les espèces ne réagissent pas de la même manière à la présence humaine. Elles recommandent donc des règlementations de visites adaptées selon l’espèce. Pour reprendre l’exemple du manchot de Magellan, ceux-ci semblent bien s’habituer aux perturbations dues aux humains. A contrario, le manchot de Humboldt, auquel il ressemble physiquement, est particulièrement sensibles à ces perturbations.

Les heures auxquelles ils partent se nourrir divergent également selon les espèces. Chez les manchots papous et les manchots de Magellan, il a été observé que la plupart des colonies concernées par le tourisme se placent à l’aube et au crépuscule vers la mer, tandis que les manchots royaux cheminent au cours de la journée. Il est important de continuer à étudier ces espèces afin de les protéger au mieux en fonction de leur mode de vie.

Il est supposé que les manchots s’adaptent plus facilement au tourisme si le modèle de visite est prédictible. Pour certaines espèces en effet, il a été démontré qu’on trouve moins de différence quant au succès de reproduction, au comportement et au taux d’hormone de stress lorsque la fréquence, la durée et le type d’intrusion sont régulier et prévisible.

A Volonteer Point10, dans le but de modérer l’impact du tourisme, le parking a été installé à 300 mètres des colonies et la règle générale est de ne pas s’approcher à moins de 6 mètres de la barrière de pierre qui a été installée (distance idéale pour les manchots royaux). Il n’est pas obligatoire d’être accompagné d’un guide, mais des gardiens sont présents et assurent une fonction éducative et de contrôle. Ils informent les visiteurs du comportement à adopter avant qu’ils puissent se diriger vers les colonies. Ce système s’est révélé efficace11.

Quelques exemples de recommandations :

  • Rester en dehors des zones de reproduction
  • Réduire les perturbations humaines sur les plages où les manchots sortent de la mer après être allé chercher de la nourriture
  • Maintenir une distance adaptée à l’espèce observée afin de ne pas les stresser et de leur laisser le choix de leur direction (25 mètres pour les manchots royaux par exemple)
  • Harmoniser les heures, durée et type d’intrusion des visites ;
  • Créer des barrières qui indique la distance d’approche à respecter (un cercle de pierre blanche par exemple, les visiteurs réguliers de Volunteer Point ont remarqué une réduction du comportement de défense des manchots royaux depuis qu’une barrière a été installée. Cela a aussi été observé chez des populations d’otaries à fourrure australe et d’oiseaux de mer)

Exemple d’adaptation

L’étude10 réalisée à Volunteer Point, aux îles Falkland, illustre bien la problématique.

Dans cette région, le tourisme est né au début des années 90 et les premières données datent de 2001/2002. Trois espèces de manchots y vivent : le manchot royal, le manchot de Magellan et le manchot papou. La saison touristique s’étend de novembre à mars, période où les trois espèces sont présentes.

Entre novembre 2001 et mars 2002, période étudiée, 1072 personnes sont venues en 203 groupes. Plus de la moitié étaient des touristes internationaux (57%) et le reste étaient composé des locaux ou des militaires d’une base proche. La majorité (60%) des visites ont eu lieu en décembre et janvier et le nombre maximum de visiteurs par jour était de 59 personnes. Ils arrivaient en moyenne à 11 heures et repartaient à 15 heures.

Les chercheurs ont observé que les manchots ont adapté les heures auxquelles ils parcourent la distance mer-colonie (pour se nourrir et nourrir leur petit à leur retour). La plupart ont effectué ce trajet avant 9 heures et après 17 heures. Le fait que certains individus choisissent de cheminer en présence de visiteurs pourrait indiquer qu’ils ne sont pas concernés par eux (peut-être n’ont-ils pas le choix ?). Les chercheurs ont suggéré que la probabilité que les touristes perturbent de manière décisive les manchots soit faible.

Ainsi, l’étude suppose que l’habituation des manchots aux humains est plus facile si le modèle (pattern) de visites est prédictible car ils adaptent leurs horaires.

L’itinéraire emprunté par les manchots croisait souvent celui des visiteurs. Quand cela arrivait, les manchots papous et ceux de Magellan se précipitaient. Les manchots royaux, eux, bien qu’ils soient les plus populaire et attirent le plus grand nombre de visiteurs (en moyenne 63 minutes de visite pour 19 chez les manchots papous), avaient tendance à continuer leur route en déviant, souvent pour finalement retourner à la colonie ou continuer leur chemin vers la mer.

L’étude révèle également qu’il n’y a pas eu de différence significative au niveau du succès de reproduction chez les manchots papous.

Côté touriste, il a été observé que la plupart des visiteurs avaient eu bonne connaissance et compréhension du comportement à faible impact à adopter en présence de manchots. C’est généralement le cas pour des personnes qui visitent les lieux les plus reculés d’Antarctique. Ceux qui arrivaient aux colonies par voie terrestre au lieu d’accoster spécifiquement pour les observer ont semblé être moins informé et n’adoptaient pas spécialement un comportement visant à réduire leur impact, mais globalement, peu de personnes n’ont pas respecté les recommandations et les seules dégradations observées ont été plusieurs nids de manchot de Magellan piétinés accidentellement. Il n’y a pas eu de traces de chemin créé.

Il a aussi été observé que le tourisme aux îles Falkland ne se concentre pas uniquement sur les colonies de manchots, mais également sur le site dans son ensemble. Il est donc important de réglementer l’entièreté du site afin de préserver la nature.

Le cas de quelques espèces de manchots :

  • Le manchot de Magellan (spheniscus magellanicus)

manchot de magellan patagonie

Il est considéré comme quasi-menacé depuis 2004 et sa population est en baisse.

Cette espèce est une des plus exposée au tourisme, en Patagonie par exemple. Pourtant, il a été démontré que les visites touristiques n’ont d’impact ni sur le succès de reproduction ni sur la croissance des petits1,2.

En effet, les études montrent de nombreux signes d’habituation des manchots de Magellan à la présence de touristes. Par exemple, ils ont démontré que le taux de corticostérone, une hormone sécrétée en réponse au stress, dans les colonies de manchots exposées aux touristes, n’est pas plus élevé que dans les colonies non-exposées. En 2011, les chercheurs ont simulé une visite de 15 minutes chez une colonie visitée et une non-visitée et ont ensuite mesuré le taux de cette hormone. Il était moins élevé chez la colonie habituée à la présence humaine1. Ce taux diminue en seulement 5 jours à raison d’une visite de 15 minutes par jour3. De plus, le comportement de défense chez une colonie habituée apparaît à une distance moins élevée d’un humain comparé à celui d’une colonie rarement visitées2. Il existe une multitude d’exemple à cette habituation, je vous invite à lire les études citées plus bas pour en connaître d’avantage (en anglais).

Chez les oisillons, le taux de corticostérone en réponse au stress est plus élevé à la naissance dans les colonies sujettes aux visites, bien que le taux de base soit similaire. Ce taux (en réponse au stress) arrive au même niveau que celui des colonies non-visitées après une quarantaine de jours4. Les petits de colonies non-visitées prennent la fuite lorsqu’un humain approche à une distance de neuf mètres alors que les autres ne fuient pas. Une fois en âge de quitter le nid, ils sont tout à fait habitué à la présence de l’homme et répondent au stress de la même manière que les adultes4.

Les études concluent que les visites sont compatibles avec la survie de cette espèce dans la mesure où elles sont contrôlées2. Cependant, les différences physiologiques (le taux de corticosterone par exemple) n’ont pas encore été étudiée sur le long terme et ces effets n’apparaissent peut-être que plus tard dans la vie d’un manchot. Il reste important de continuer à mesurer les effets des perturbations humaines sur plusieurs plans3.

Les visites permettent de déambuler à pieds au milieu des colonies.

  • Le manchot papou (Pygoscelis papua)

Manchot papou ile falkland

Ils sont quasi-menacé, la population est stable.

Bien qu’une étude5 ait montré que leur succès de reproduction est moins élevé dans les zones touristiques, de nombreuses études ont attesté qu’il n’existe pas de différences significatives entre les colonies qui sont visitées et celles qui ne le sont pas (cela a par exemple été démontré lors d’une étude menée pendant l’été de 1996 et de 1997, alors qu’il y avait 35 à 55 touristes tous les deux jours, à Port Lockroy, Antarctique). Les colonies de manchots sont régulièrement visitées par des bateaux de croisière pendant la saison de reproduction et tout porte à croire que le nombres de touristes à augmenter depuis les années 90.

  • Le manchot royal (Aptenodytes patagonicus)

L’espèce est considérée comme de préoccupation mineure et leur population est en augmentation

manchot royal antarctique

 

  • Le manchot antipode (Megadyptes antipodes)

Cette espèce est considérée « en danger » et sa population est en baisse. Il est endémique de Nouvelle-Zélande et est une espèce phare en Nouvelle-Zélande, devenue victime d’une trop grande pression touristique7.

Le tourisme sur les lieux de vie et de reproduction de ce manchot est encore mal, voir pas du tout réglementé et il est urgent de changer la donne.

Les manchots font régulièrement des aller-retours de leur colonie à la mer afin de se nourrir et de nourrir leurs petits. Il a été démontré que la présence humaine retarde le retour des manchots sur la terre, retardant par conséquent le nourrissage des petits et engendrant un retard de croissance et du développement de leur plumage6, la présence de touristes affecte donc le poids des petits. En 2002, une étude a révélé que le poids (fledging weight) des oisillons étaient moins élevé dans les colonies visitées que dans celles à l’abri des touristes. Or, leur poids lorsqu’ils sont en âge de quitter le nid (mass at fledging) est déterminant dans leur chance de survie6.

De plus, le succès de reproduction du manchot antipode est significativement moins élevé dans les populations en présence de touristes que dans celle rarement visitées7. Par ailleurs, le taux de corticostérone induit par le stress est beaucoup plus élevé dans les colonies visitées, ce qui suggère des perturbations fréquentes et une chance de survie réduite pour les petits, sans compter que le stress peut affecter à terme les performances physiques et donc la survie des adultes7.

Il est important de réduire l’impact humain sur les plages où sont présents les manchots antipodes.

  • Le manchot adélie (Pygoscelis adeliae)

manchot adélie

Considéré comme quasi-menacé, leur population est en augmentation.

Le manchot d’adélie semble bien habitué à la présence humaine, son succès de reproduction étant plus élevé dans les zones fréquemment visitées que dans celles qui ne sont visitées qu’occasionnellement5.

 

 

 

  • Le manchot empereur (Aptenodytes forsteri)

Il est quasi-menacé et la tendance de la population est inconnue.

Le manchot empereur remarque la présence de l’homme à une distance de 35,6 mètres. Il changera de direction une fois cette distance réduite à 22,8 mètres, selon une étude menée dans une colonie de Snow Hill, Antarctique, en novembre 20068.

Plus le nombre de touristes est important, plus il aura tendance à augmenter significativement le nombre et la durée des pauses effectuées lorsqu’il rejoint la mer ou revient vers sa colonie8. Sur une période d’observation de dix minutes, un manchot qui se déplace à 200 mètres d’un homme fera des pauses de moins d’une minute tandis qu’elles seront en moyenne de 3,8 minutes s’il doit passer près de visiteurs, ce qui augmente le coût énergétique du déplacement8.

En présence de l’homme, il parcourt ce chemin plutôt debout et crie, alors qu’il glisse habituellement sur son ventre lorsqu’il n’est pas dérangé.

L’étude démontrant ces informations propose, pour réduire l’impact du tourisme, de visiter les lieux de vie du manchot empereur en petit groupe dense, de s’arrêter de bouger lorsqu’un manchot se déplace et de respecter une distance de 25 mètres afin de laisser le choix de sa direction au manchot.

  • Le manchot de Humboldt (Spheniscus humboldti)

manchot de humboldt

Il est considéré comme vulnérable et la tendant de sa population est inconnue.

Cette espèce se démarque des autres car sa sensibilité aux perturbations humaines est particulièrement élevée. Cela démontre qu’une réglementation par espèce est nécessaire, car à l’heure actuelle, les mêmes règles s’appliquent aux manchots de Humboldt qu’à ceux de Magellan alors que leurs réactions sont bien différentes9.  Ils se ressemblent physiquement mais le manchot de Magellan est une des espèces les mieux adaptées aux touristes tandis que c’est l’inverse pour le manchot de Humboldt.

Leur succès de reproduction diminue considérablement sur les sites fréquemment visités.

Un homme situé à une distance de 150 mètres suffit à faire augmenter leur rythme cardiaque, et il met une demi-heure pour retrouver un rythme normal en cas d’approche. Cette réaction entraîne une dépense énergétique qui ne devrait pas avoir lieu d’être. Son potentiel d’habituation est très faible et il est donc indispensable que le visiteur reste hors de vue des sites de reproduction afin de garantir le bien-être de cette espèce.

Ecotourisme ?

Ensemble des activités touristiques pratiquées en milieu naturel dans le respect de l’environnement, et contribuant au développement de l’économie locale. (Larousse)

Prendre le temps et allouer son argent pour un voyage à l’extrême-sud de la planète à la découverte de paysages bruts et de la faune particulière de cette région, révèle déjà une admiration pour la nature « naturel », pour les animaux qui vivent dans ces milieux extrêmes. Comme pour l’industrie de la viande peut-être, une dissociation a lieu dans notre esprit. « Je vais à leur rencontre, je ne leur veux que du bien, j’aimerai les toucher, nouer un lien avec eux, me laisser fasciner». Ces affirmations, aussi positives et bienfaisantes qu’elles soient en apparence, ne sont pas empathiques. Les animaux ne résonnent pas de la même manière que nous, et c’est cela qui fait la richesse du monde. Mais chaque espèce ne réagit pas identiquement à la présence humaine. Certaines, comme le manchot de Magellan, ne sont pas dérangées que des personnes se ballade à leur côté.

De prime abord et en toute innocence, nous avons envie de nous rapprocher des animaux que nous croisons. Nous n’avons pas conscience de l’impact de notre comportement. C’est pourquoi il est important de s’informer sur les conditions à respecter pour les rencontrer en prenant en considération leurs besoins. Cette forme de tourisme, que l’on pourrait alors appeler écotourisme, laissera peut-être un goût légèrement amer à la visite, mais la satisfaction d’avoir agit en considérant l’autre n’est-elle pas suffisante et d’autant plus splaisant?

Peut-être l’imaginaire de l’homme à la découverte et à la rencontre des animaux est-il celui d’un autre temps, d’un temps idéal où, arrivant face aux manchots, ce dernier serait curieux et non hostile, comme les manchots curieux d’un navire en approche sur la côte antarctique alors qu’ils n’ont jamais vu une telle chose. Mais aujourd’hui, il faut prendre en compte la réalité dans sa globalité et accepter que d’autres avant nous, et après nous, visiteront ces mêmes manchots et qu’il est impératif d’adopter un comportement en fonction de cette réalité, afin de respecter les animaux.

Comme on peut le lire sur un blog racontant une excursion sur le Canal de Beagle, les personnes présentent sur le bateau que l’auteur décrit étaient toutes émerveillées et se sont senties connectées avec les manchots qu’elles ont pu observer. Il souligne un sentiment de frustration générale de ne pas avoir pu jouer avec eux.

Les delphinariums sont un bon exemple, nager avec les dauphins est un rêve pour de nombreuses personnes. Ce contact tant rechercher, rendre ce rêve accessible, l’humain a pour cela emprisonner les dauphins. On ne pourrait même pas dire que c’est parce que le dauphin ne se laisse pas approcher en milieu naturel, car il est curieux.

Cette utopie aveugle nombre d’entre nous. Je vous invite à visionner Black Fish et The Cove pour faire votre propre avis sur cette problématique.

A propos de film documentaire, pourrait-on encore se rendre dans un zoo et regarder les manchots empereur après avoir vu La marche de l’empereur ? Ou regarder les manchots royaux et les manchots de Humboldt être obligé de parader à travers le zoo, comme au zoo de Zürich, ce qui sert au mieux à leur dégourdir les pattes.

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Les avantages du tourisme

Rencontrer ces animaux dans leur milieu naturel fait du touriste un ambassadeur, un passeur.

Il pourra raconter la beauté qu’il a vu ou les dégâts constatés. Il n’aura sans doute plus envie de mettre les pieds dans un zoo, pour voir des animaux qu’il a contemplé dans des espaces infinis, évoluer dans des enclos minuscules au mur peint.

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Sources

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